On a suivi leur séjour avec attention depuis la France. De retour du CES, Yes It Is et My Bus ont débriefé avec nous leur participation au salon n°1 de la tech mondiale, et on le partage avec vous !

Le CES, ça représentait quoi pour vous avant d’y participer ?

Yes It Is : Le plus gros salon des technologies de l’innovation mondial, un creuset fantastique d’opportunités. C’était aussi l’occasion pour nous de présenter le disque vinyle connecté en version définitive ; l’année dernière, nous avions présenté un prototype 😊. Cette année, c’était aussi un deuxième award, qui assoit la crédibilité de notre marque et nos produits.

My Bus : On avait découvert l’événement en tant que visiteur l’an dernier mais c’était une autre approche en tant qu’exposant. On y voyait un potentiel énorme de contacts, on nous avait prévenu ! Et la réalité a dépassé ce qu’on attendait. C’est un vrai événement pour une startup ; mobilisateur avant et après.

 

Comment l’avez-vous préparé ? Avez-vous été accompagnés ?

YII : Grâce au Bivouac, nous avons pu travailler avec un stagiaire américain qui nous a aidé dans le tri de notre base de contacts, l’envoi d’invitations et surtout préparer les présentations pour le marché américain.

C’était notre deuxième participation en tant qu’exposant. Fort de notre première expérience, nous avons refait l’ensemble de nos supports de communication pour adapter nos messages au public du salon.

La solidarité au Bivouac a jouée dans la préparation logistique avec l’aide précieuse de Pascal, de Miamz’y, qui nous a apporté sa connaissance logistique pour l’envoi de notre matériel d’exposition.

Nous avons également reçu une aide sur le volet financier de la part du Conseil régional via Minalogic.

MB : Nous avons commencé à préparer notre participation au mois d’octobre. Si nous devions le refaire, nous commencerions un peu avant, dès septembre. Comme nous avons eu un award, nous avons participé au CES unveiled à Paris et nous aurions pu travailler les relations presse un peu en amont pour pouvoir encore mieux capitaliser sur ce premier rendez-vous en France.

Nous avons anticipé les éléments de communication et le stand dès octobre, en essayant de ne rien oublier : flyers, éléments de stand, vêtements pour l’équipe sur place.

Nous avons également participé à plusieurs réunions avec Minalogic sur la partie logistique, organisation du stand, préparation des pitchs au CES, la planification des événements auxquels participer. Nous avons été coachés sur les éléments de communication. Digital League nous a également aidé sur place sur certaines prises de contact.

Comme les autres exposants de la région, nous avons reçu un financement d’une partie du déplacement d’un des membres de l’équipe de la part du conseil Régional, via Minalogic.

Nous avions choisi de travailler avec une agence de relations presse. C’est un investissement important et donc à bien préparer et sur lequel passer du temps pour avoir des objectifs clairs et commencer à travailler bien en amont du salon.

 

Quels étaient vos objectifs en participant au salon ? 

YII : Nous voulions trouver des clients et des partenaires.

Le projet Revive (disque vinyle connecté) a été finalisé depuis l’édition 2017 du salon. Nous voulions présenter le produit fini a tous les acteurs de l’industrie musicale pour pouvoir le développer au niveau mondial.

Pour le Tag sensor, pour lequel nous avons obtenu un award cette année, nous voulions trouver des opportunités de développement avec des clients.

Plus globalement, nous souhaitions trouver des relais de commercialisation à l’étranger.

MB : Nous voulions communiquer sur le produit pour servir notre notoriété, notamment en France.

Au niveau business, nous voulions rencontrer des prescripteurs et distributeurs du produit au niveau international.

 

Satisfaits ?

YII : Oui. Nous avons trouvé des clients potentiels en Amérique du Nord, Amérique du Sud et en Europe, et au Japon. Il faut maintenant arriver à gérer l’après : tri des contacts, commentaires, relances.

MB : Oui, avec une mention spéciale pour la partie distributeurs potentiels, pour laquelle nous avons été surpris du nombre de contacts. Ça sera encore plus satisfaisant après avoir terminé la levée de fonds qui nous permettra de mettre en place les tests pour lesquels nous sommes sollicités.

Pour la partie communication, on a eu des retombées média en France. Notre objectif est en cours d’atteinte car les articles des journalistes qui sont suivis par notre agence RP continuent normalement d’être publiés même après l’événement.

 

Quel est votre meilleur souvenir ?

YII : La rencontre avec Music Hall Ltd, dans une suite au 29eme étage du Venitian. Des passionnés de musique, de matériel de haute définition, et de bon whisky ! Des gens originaux, avec un carnet d’adresses énorme.

Et puis le spectacle de Céline Dion, à qui on a laissé un vinyle Revive. Peut-être le prochain disque de Céline connecté ?!!!

MB : Le contact avec l’un des premiers distributeurs potentiels venus sur notre stand dès l’ouverture du salon. La personne venait d’Australie. Avec elle, nous avons eu 2 rendez-vous le premier jour, 1 rendez-vous le 2eme jour et une réunion de travail le 3e jour !!!

 

 

Et le plan galère que vous avez vécu ?

YII : Le voyage aller de Sandra > Départ de Clermont le samedi 6 janvier à 9h du matin, arrivée à Las Vegas le lundi 8 janvier à 19h, heure locale (- 9h par rapport à la France).C’est 70h de voyage !!! Un record !!! En option, arrivée avec une grippe, retour avec une bronchite. Un bon début pour démarrer 2018.

MB : Notre stand en forme de Bus faisait 2,20m de haut et était placé en bordure de stand. On avait pas vu dans le règlement du salon, qu’on n’avait pas le droit d’avoir d’objet de cette hauteur sur les 2 premiers mètres du stand ! On a donc pris un avertissement de l’organisateur avec possibilité de couper l’électricité et le wifi si on ne faisait pas de modification. On a donc eu un peu peur à ce moment-là !… On a finalement décalé notre bus, et ça a créé un espace assez sympa sur le stand. Un mal pour un bien !

 

Et Vegas, c’est comment ?

YII : Euphorique et extravagant !

MB : Festif et grisant, l’état d’esprit des gens est imprégné par cet univers de la fête. Les participants au salon travaillent mais ils sont aussi là pour se faire plaisir et le lieu est propice à ça.

 

Le CES, un incontournable pour vous ?

YII : Oui, c’est l’événement de référence. S’il y en a qu’un seul, c’est celui-là : contacts, communication, notoriété, visibilité et crédibilité sont réunis en une seule occasion.

MB : Oui, pour la structuration de notre startup et pour la communication qui en découle. On adorerait y retourner, mais il faut que ça corresponde à notre calendrier de développement.

 

Quels conseils donneriez-vous à des startups qui envisageraient d’y participer ? 

YII : Préparez-vous : anglais, documents commerciaux et surtout, avoir des personnes qui peuvent traiter les contacts commerciaux après l’événement.

Sur place, ouvrez les yeux et allez découvrir le salon ; de nombreuses opportunités de développement peuvent naître.

MB : Prenez un vol direct ou une correspondance au Sud des Etats-Unis, pour éviter les intempéries !!!

Sinon, vraiment anticiper et mettre les moyens à la hauteur de l’enjeu. Notre investissement se chiffre en dizaine de milliers d’euros pour 5 personnes. Pour profiter au maximum de votre participation au salon, n’hésitez pas à mobiliser des moyens importants, en termes d’équipe sur place et de budget dédié.

 

Un dernier mot?

YII : See you next year ! Peut-être un autre award l’année prochaine ?  Jamais 2 sans 3 !!!

MB : Le CES est définitivement un lieu de rencontres internationales. Si beaucoup d’exposants sont français, il y a de nombreux visiteurs étrangers. C’est une réelle vitrine mondiale, soyez prêts à penser international !

 

Intéressés par le CES ? Participez au débrief proposé par Minalogic au Bivouac, le 13 février, de 12h à 14h. Inscriptions ici
La French Tech Clermont-Ferrand